septembre 16, 2019

Suspension de trois membres du bureau politique de PALU et alliés : Henry Thomas Lokondo affirme que son avenir politique ne dépend pas du PALU

Le président du regroupement politique PALU et alliés, Lugi Gizenga a, dans un communiqué  signé mardi à  Kinshasa, suspendu, Elvis Muntiri, Henri Tomas Lokondo et Yancente Rechelier Lumumba, respectivement premier vice-président, deuxième vice-président du conseil national du regroupement et rapporteur adjoint au bureau exécutif  de cette plate-forme politique pour s’être écartés à plusieurs  reprises de la ligne  de conduite du parti.

Selon le communiqué, ces derniers ont entrepris des actions isolées en demandant au coordonnateur du Front commun pour le Congo(FCC), Néhémie Mwilanya de ne pas considérer la liste transmise par le regroupement PALU et alliés.

Lugi Gizenga a précisé que les  membres du bureau politique suspendus   ne pourront plus bénéficier des avantages qui reviendront à leur regroupement dans le prochain gouvernement.

Les reproches faites à l’endroit de Henri Thomas Lokondo

«Vous avez constamment entrepris des actions isolées créant la confusion et compromettant les objectifs du regroupement en ce que votre réunion tenue en date du 12 août 2019 au bureau privé du camarade Elvis Mutiri, votre déclaration radiotélévisée et votre lettre demandant au coordonnateur du FCC de ne pas considérer la liste transmise par le président du regroupement», indique la lettre du député national Henri Thomas Lokondo.

Le président de PALU et alliés que les actes à répétition posés par Henri Thomas Lokondo remettent en cause les actions du regroupement et brisent à tout moment la loyauté envers les objectifs poursuivis par l’autorité du regroupement. «Henri Thomas Lokondo a incriminé le PALU pour justifier ses ambitions individuelles afin d’obtenir un poste ministériel au sein du prochain gouvernement», a-t-il souligné.

Henry Thomas Lokondo affirme que son avenir politique ne dépend pas du Palu

Le député Henri Thomas Lokondo dit avoir appris avec trop de « mépris » sa suspension au conseil national du regroupement politique PALU et alliés. Dans une déclaration faite à Actualité.cd, l'élu de Mbandaka parle d'une suspension irrégulière.

« Je m'en fous de ça. Mon avenir politique ne dépend pas de PALU. Est-ce que PALU existe chez nous en Équateur ? Le PALU existe au Nord-Kivu ? Le PALU n'a des députés qu'au Bandundu et ici à Kinshasa. Depuis 2006, le PALU a eu combien des députés ? En 2011, combien de députés ? Et maintenant ? C'est un parti qui fait face à un défi. Nous les alliés, on a été là, on a renforcé le PALU. Ma suspension, je n'en prendrai même pas acte, parce que pour exister politiquement, je n'ai pas besoin de PALU », réagit-t-il.

La répartition des postes ministériels

Par ailleurs, le président de PALU-A, Lugi Gizenga a profité de cette occasion pour insister sur le principe démocratique selon lequel les postes ministériels sont repartis en fonction du poids politique du regroupement politique au sein du Front commun pour le Congo (FCC) et du poids politique de chaque parti politique au sein du regroupement.

«Il ressort clairement qu’ayant 14 députés sur les 19 que compte notre regroupement (PALU-A), avec le seuil de 9 députés pour un poste ministériel, le PALU a logiquement obtenu le premier poste ministériel. Avec un plus fort reste de cinq députés, le parti lumumbiste bénéficie également du deuxième poste», a précisé Lugi Gizenga expliquant qu’aucun autre parti membre du regroupement ne dispose d’un nombre égal ou supérieur au reste du PALU.

 

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