juillet 24, 2019

RDC : Le BCNUDH indique que "la mauvaise gestion des élections va empêcher le bon fonctionnement des institutions"

Le directeur du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), Abdoul Aziz Thioye  a lancé un appel à la population congolaise  et aux candidats aux scrutins du 30 décembre 2018,  au calme et à la retenue en cette période électorale, au cours d’un entretien exclusif accordé mercredi, à l’ACP.

Le directeur de BCNUDH  a indiqué  que  son bureau a pour mission de faire le monitoring de la situation en matière de violation des droits de l’homme pendant le processus électoral, avant de signaler que  ses équipes seront déployées  sur le terrain pour notamment vérifier les informations émanant des partis  et regroupements politiques ainsi que  des associations, afin de s’assurer de la conformité  aux méthodologies et standards permettant de les qualifier des cas de violations ou d’abus de droits de l’homme.

« Si les élections sont très bien gérées, on aura une stabilité pour une longue durée et un environnement propice se créera à l’avènement des institutions fortes et capables d’impulser le développement et la reconstruction du pays », a-t-il dit, soulignant que  le contraire va empêcher le bon fonctionnement des institutions.

Pour le directeur du BCNUDH, le droit de manifester doit être conforme à l’ordre public et aux bonnes mœurs car, il est lié au droit de la liberté de réunions. Il a indiqué par ailleurs, qu’il existe un système de déclaration à respecter pour l’organisation d’une manifestation et ainsi assurer l’ordre public pendant les manifestations. Abdoul Aziz Thioye a, par ailleurs, affirmé que son institution collabore avec tous les partenaires. « Avec l’Etat, nos actions sont centrées sur la justice militaire en échange d’informations, l’appui à l’organisation des missions d’enquête et la tenue des procès permettant d’établir les responsabilités et d’aboutir aux sanctions », a-t-il soutenu. Selon lui, le système national de protection est composé de la justice, des autorités administratives, des forces de sécurité et de défense, et également de toutes les institutions ayant des mandats constitutionnels de protection des droits de l’homme telles que la Commission nationale aux droits de l’homme.

 

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