mai 25, 2019

RDC : La MONUSCO réagit aux "succession d’incidents graves" contre les candidats de l'opposition.

Après les incidents de Kindu, Lubumbashi et, aujourd’hui, à Kalemie, la réaction de la mission de l'ONU en RDC (MONUSCO), n'a pas tardé à tomber, par la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unies en République démocratique du Congo (RDC), Leila Zerrougui, qui s'est dite préoccupée, ce mercredi 12 décembre, par la "succession d’incidents graves" contre les candidats de l'opposition, et qui entravent le bon déroulement de la campagne électorale dans le pays.

Dans son discours, elle a dénoncé "le fait que certains candidats de l’opposition rencontrent de nombreux obstacles pour tenir des réunions publiques dans certaines villes du pays, comme cela a été constaté ces derniers jours à Kindu et à Lubumbashi et, aujourd’hui, à Kalemie", souligne la mission de l'ONU en RDC (MONUSCO).

Implicitement, la diplomate onusienne dénonce des incidents contre le candidat Martin Fayulu dans les trois villes de l'est et du sud-est du pays.

Lors des incidents du Mardi 11 décembre à Lubumbashi, Eve Bazaiba et Martin Fayulu de la Coalition Lamuka, en avait appelé à l'implication de la Monusco, la sadc et l'union africaine pour mettre fin aux entraves liés aux libertés de choix, de mouvement ou de manifester.

La veille, deux partisans de l'opposant Martin Fayulu ont été tués par "balles réelles" à l'arrivée de leur leader dans la ville de Lubumbashi, selon l'Association congolaise pour l'accès à la Justice (ACAJ). La police n'a pas confirmé ces décès. Fayulu n’a pas pu tenir son meeting à la Cité des jeunes, dans la commune Kampemba.

Ce mercredi, des soldats ont dispersé les militants de la coalition Lamuka [qui porte la candidature de Fayulu], mobilisés sur le boulevard Kisebwe, à Kalemie, pour accueillir Martin Fayulu. Mais cette action n’a pas empêché le candidat à tenir son meeting au stade Benda.

La cheffe de la Monusco "déplore les pertes en vies humaines et demande aux autorités congolaises de prendre les mesures nécessaires pour éviter de nouveaux incidents", ajoute le communiqué par lequel la mission rappelle "qu’il incombe à l’Etat d’assurer la sécurisation du processus électoral en faisant preuve de neutralité et de retenue dans l’utilisation de la force et en respectant les principes de nécessité, proportionnalité et légalité".

La Représentante spéciale du Secrétaire général note également "avec inquiétude l’interférence de certains groupes armés" dans la campagne, qui à "travers diverses exactions, empêchent la tenue d’activités politiques dans plusieurs régions".

Zerrougui a également appelé à l’ouverture de l’espace politique et au respect des droits à la liberté d’expression et de manifestation pacifique et a exhorté chaque parti à "poursuivre sa campagne dans le calme et de façon apaisée".

La période de campagne "est un moment clé du processus électoral au cours duquel les candidats ont la possibilité de présenter leur programme politique et permettre ainsi aux citoyens congolais de désigner de façon libre et éclairée les femmes et les hommes qui les représenteront dans les institutions de demain", rappelle la responsable onusienne.

 

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