décembre 19, 2018

Le Premier ministre français annonce la suspension de la hausse de la taxe sur l'essence 

Le Premier ministre français, Edouard Philippe, doit annoncer mardi la suspension des augmentations de la taxe sur les carburants prévue pour le 1er janvier afin de mettre fin aux violentes manifestations de "veste jaune" contre cette mesure, ont annoncé mardi des sources gouvernementales.

La suspension sera accompagnée d'autres mesures visant à apaiser deux semaines de manifestations organisées par les manifestants à l'échelle nationale, ont déclaré les sources.

Les manifestations, qui ont dégénéré en affrontements et en actes de vandalisme à Paris ce week-end, ont éclaté le mois dernier à propos des taxes sur les carburants qui financent les efforts anti-pollution de la France.

Encouragés à l'origine par la flambée des prix du carburant cette année, ils se sont rapidement ralliés à une plus grande révolte contre le président Emmanuel Macron, accusé de poursuivre des politiques qui frappent particulièrement les ménages à faible revenu.

Mettre fin à la hausse de la taxe sur les carburants était l’une des principales revendications énumérées par les dirigeants du "gilet jaune", parallèlement à un salaire minimum plus élevé et au retour d’un impôt sur la fortune des hauts salariés aboli l’année dernière.

Macron a décidé lundi de suspendre les hausses de la taxe sur les carburants pour 2019 tard lundi, après que son gouvernement eut passé la journée à rencontrer les dirigeants de tous les partis politiques français.

De nombreuses personnes ont fait pression sur le président pour apaiser la colère après les batailles urbaines qui se sont déroulées dans la capitale samedi, lorsque des dizaines de voitures ont été incendiées et que des magasins ont été attaqués et pillés.

Philippe annoncera la suspension de la taxe sur les carburants plus tard mardi après sa rencontre avec les législateurs de son parti Republic on the Move.

Mais le bureau du Premier ministre a confirmé que Philippe ne rencontrerait pas une délégation des "gilets jaunes" pour "des raisons de sécurité", plusieurs personnes ayant affirmé avoir reçu des menaces de la part de manifestants contestant leur revendication de représenter le mouvement populaire